J’étais cette semaine sur la chaîne i24NEWS, aux côtés de Mickaël Darmon, pour évoquer plusieurs sujets d’actualité liés à la sécurité globale.
Il s’agissait, à cette occasion, d’analyser l’opération de la DGSI ayant conduit à la saisie d’armes à feu dans un véhicule stationné à proximité d’une synagogue de Sarcelles. L’occasion de revenir sur la menace terroriste qui pèse sur notre pays.
J’évoque également la situation sécuritaire et ses conséquences sur l’élection présidentielle à venir.
J’ai clairement fait part de mes inquiétudes, compte tenu de la hausse des indicateurs les plus problématiques : trafic de stupéfiants, homicides et violences d’une manière générale.
Enfin, j’ai évoqué la situation de deux villes de Seine-Saint-Denis, Saint-Ouen-sur-Seine et Saint-Denis, dirigées par deux personnalités dont la première – Karim Bouamrane – peut se prévaloir d’un très bon bilan, quand le second, Bally Bagayoko, fait des débuts aux résultats pour l’heure très contestés.
https://lnkd.in/ehawMkkd
Étiquette : terrorisme
À la suite d’un signalement de la DGSI, un véhicule volé a été retrouvé à proximité de la grande synagogue de Sarcelles. Un fusil d’assaut de type kalachnikov et un pistolet chargés ont été découverts dans le coffre. Le Parquet national antiterroriste s’est saisi du dossier.
J’étais interrogé sur RMC-BFMTV au micro d’Apolline de Malherbe à la suite de cette affaire, et ce qu’elle illustre dépasse le seul fait divers. Elle s’inscrit dans une séquence où le niveau de la menace demeure structurellement élevé.
En effet, la DGSI a déjoué 16 projets d’attentats depuis 2024, dont 7 en 2025, et déjà trois en 2026 selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Près de 400 personnes sont incarcérées pour des faits de terrorisme et plus de 400 autres détenus de droit commun sont radicalisés.
La vigilance ne doit pas se relâcher, ni sur le plan opérationnel, ni sur le plan de la solidarité nationale, qui est à mon sens le principal levier dans la prévention des actes terroristes.
Colloque international — Sécurité en Afrique | 18 juin 2026
J’ai eu l’honneur d’intervenir, cette semaine, sur les grands défis sécuritaires du continent africain, avec le Maroc comme point d’appui analytique central.
Quelques constats qui s’imposent avec force :
Le Sahel concentre désormais plus de 50 % des décès liés au terrorisme dans le monde. Le JNIM seul a été impliqué dans 16 023 incidents violents depuis 2017, causant près de 40 000 morts.
Le front se déplace. Le nord du Bénin a enregistré en 2025 une hausse de 86 % des attaques djihadistes et de 262 % du nombre de morts en un an. Les pays côtiers — Togo, Ghana, Côte d’Ivoire — ne sont plus en périphérie de la crise : ils en sont le nouveau front.
Le dérèglement climatique n’est pas une menace future. C’est un catalyseur de conflits actif : compétition pour les ressources en eau, déplacements de populations, vide sécuritaire comblé par les groupes armés.
Les réponses purement militaires ont montré leurs limites. Quand les budgets de défense augmentent et que les dépenses d’éducation, de santé et de justice stagnent, l’insécurité s’aggrave mécaniquement.
Dans ce contexte de recomposition profonde, le Maroc s’est imposé comme un architecte de stabilité africaine — non par le discours, mais par des résultats opérationnels documentés :
Médiation décisive pour la libération des 4 agents de la DGSE détenus au Burkina Faso (décembre 2024)
73 640 tentatives d’immigration irrégulière déjouées en 2025, 300+ réseaux de passeurs démantelés
Formation de 800+ imams africains à l’Institut Mohammed VI — contre-modèle structurel au salafisme djihadiste
Initiative Atlantique au profit des États sahéliens enclavés — articuler développement et sécurité
La coopération sécuritaire multidirectionnelle — capacité à parler simultanément à tous les acteurs sans s’enfermer dans un alignement exclusif — est aujourd’hui la seule réponse adaptée à des menaces structurellement transnationales.
#SécuritéAfricaine#sahel#golfdeguinée#maroc#terrorisme#Défense#Géopolitique#Renseignement
Cette semaine, j’étais l’invité de l’émission C à Vous pour commenter la demande du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, adressée aux préfets ainsi qu’aux responsables de la police et de la gendarmerie, de renforcer la vigilance sécuritaire à l’approche des fêtes de fin d’année.
J’ai rappelé que cette instruction s’inscrit dans un double contexte :
d’une part, les commémorations des dix ans des attentats de 2015, qui ravivent la mémoire d’une période particulièrement sensible pour le pays ;
d’autre part, l’augmentation du nombre de dossiers actuellement instruits par le parquet national antiterroriste, qui témoigne d’une menace persistante et polymorphe.
J’ai également souligné que les marchés de Noël demeurent des cibles particulièrement exposées. Les attentats tragiques de décembre 2016 à Berlin (12 morts), de décembre 2018 à Strasbourg (5 morts), et plus récemment de Magdebourg en 2024 (5 morts), rappellent la vulnérabilité de ces lieux de forte affluence.
https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/saison-17/7794816-emission-du-vendredi-5-decembre-2025.html
J’ai livré mon opinion au journal, La Tribune Dimanche au sujet de la menace terroriste en France.
J’ai indiqué à cette occasion que les indicateurs sont globalement tous mauvais avec une hausse du nombre des saisines du parquet national antiterroriste, un rajeunissement inquiétant des mis en cause et d’un contexte international défavorable.
A l’approche des commémorations des attentas de Saint-Denis et de Paris du 13 novembre 2015, le PNAT et les services de renseignement sont plus que jamais mobilisés pour contenir une menace devenue protéiforme.
J’étais l’invité il y a quelques jours de BFM TV pour évoquer l’élimination du leader d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri pour un drone de la CIA.
J’ai indiqué à cette occasion que la CIA avait éliminé un idéologue et pas un chef de guerre. Autrement dit, son élimination ne changera ni la philosophie d’Al-Qaïda ni la stratégie sur le terrain. D’ailleurs, al-Zawahiri n’a aucun contrôle sur les organisations terroristes affiliées à sa mouvance en Afrique notamment au Maghreb et depuis peu au Sahel.
En réalité, un an après leur retrait d’Afghanistan, les USA entendaient signifier au régime taliban qu’il se réservait la possibilité de frapper sur leur territoire afin d’éviter à ce pays qu’il ne redevienne un repère de terroristes internationaux.
A titre subsidiaire, je m’interroge sur la localisation précise du terroriste transmise à la CIA sachant que sa tête était mise à prix pour 25 millions de dollars.
#terrorisme #Alqaida #Afghanistan #cia
J’ai participé à l’émission spéciale 13 novembre dans Les Informés de France Info.
J’ai analysé à cette occasion le jugement rendu par la cour d’assises spécialement composée, le 29 juin dernier.
J’ai indiqué, à cette occasion que les peines prononcées reflétaient à mon sens une juste appréciation des crimes et délit commis, par les juges professionnels et son président, Jean-Louis Périès.
Ainsi, Salah Abdeslam – principal accusé – a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible. Autrement dit, M. Abdeslam ne pourra formuler aucune demande de remise en liberté avant 30 ans. Il pourra après cette période solliciter du tribunal d’application des peines une demande de libération sans aucune garantie.
D’autres prévenus qui comparaissaient libres ont également été condamnés à des peines de prison avec sursis. Ils ne retourneront pas en détention compte tenu d’une part de la détention dont ils ont fait l’objet et du jeu des remises et d’autre part du prononcé du sursis dans leur peine. La cour spécialement composée a fait preuve d’indulgence contre ceux qui ne connaissaient pas le projet de ces terroristes condamnés à leurs côtés. Leur attitude pendant le procès et la condamnation sans ambiguïté de ces attaques aura donc joué en leur faveur.
Enfin, il parait indispensable de saluer le travail remarquable des magistrats du parquet national anti-terroriste et des enquêteurs pour la célérité et le professionnalisme avec lesquels ils ont mené cette procédure. Si le jugement a suivi en grande partie le réquisitoire c’est bien en raison de la solidité de la procédure.
Le prochain procès pour terrorisme se déroulera le 5 septembre prochain avec 8 personnes dont 3 poursuivies pour association de malfaiteurs terroriste soupçonnées d’avoir apporté un leur concours à Mohamed Lhaouaiej Bouhlel auteur de l’attentat de Nice, le 14 juillet 2016.
J’étais l’invité de la radio FranceInfo pour évoquer le déploiement de la société militaire russe, Wagner au Mali.
J’ai indiqué que les putschistes maliens avaient commis une erreur en autorisant cette société à déployer ses activités au Mali. Ces mercenaires sont déjà à l’œuvre dans certains pays comme l’Ukraine, la Syrie, la Libye ou encore la République de Centrafrique avec souvent des accusations d’exactions.
Par ailleurs, cette société proche du pouvoir russe se lance généralement dans des opérations de prédation contre les ressources minières et notamment aurifères là où elle intervient.
Sur le plan politique, la junte militaire a trahi de nombreux pays occidentaux qui ont engagé de nombreux moyens pour combattre les djihadistes dans la bande sahélo-saharienne. La France, elle s’est engagée militairement à la demande du gouvernement démocratiquement élu, en janvier 2013 pour enrayer la progression des terroristes islamistes sur le point de faire tomber le Bamako. Depuis le lancement de cette opération « serval », la France a perdu 52 militaires.
Enfin, la mobilisation d’une société russe militaire est une autre trahison pour le peuple malien qui espérait des putschistes militaires un combat acharné contre les terroristes plutôt que contre un président et un premier ministre qui tentaient de se défaire d’une militarisation des institutions maliennes.
Pour conclure, les militaires doivent sans délai organiser des élections démocratiques pour confier le pouvoir à un gouvernement civil, étape indispensable avant la stabilisation du pays.
Une rencontre avec Ali Soufan
J’ai rencontré cette semaine, Ali Soufan, ancien agent du FBI considéré comme l’un des meilleurs spécialistes du contre-terrorisme dans le monde.
Pour rapidement restituer son histoire, Ali Soufan est déployé au Yémen en 1998 pour traquer les terroristes d’Al Qaïda responsables des attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie. Ses prévisions sur la préparation d’attentats d’ampleur aux USA se confirmeront pus tard.
Après les attentats du 11 septembre 2001, Ali Soufan sera en première ligne dans la traque du chef d’Al Qaïda, Oussama Ben Laden. La CIA très réticente à partager ses informations finira par lui remettre toutes les informations dont elles disposent contre cette organisation terroriste.
Par suite, il jouera un rôle décisif dans la traque du commandement d’Al Qaïda. Son action permettra de déjouer plusieurs tentatives d’attentats notamment en 2002 en Israël.
Son parcours est retracé dans la formidable série « The Lomming Tower » interprété par Tahar Rahim.
Notre rencontre était l’occasion d’évoquer l’état de la menace dans le monde avec un focus sur l’Afghanistan, la Turquie et l’intervention militaire française dans la bande Sahélo-saharienne.
Ce fut un réel plaisir de l’écouter dérouler ses analyses et ses prévisions.

J’étais l’invité, il y a quelques jours, de la station Europe 1 au micro de Frédéric Taddeï pour évoquer les procès des attentats du 13 novembre et celui du cerveau des attentats du 11 septembre, Khalid Sheikh Mohammed.
J’ai analysé les différences dans la mise en œuvre de la justice judiciaire. En effet, alors qu’en France, le procès des complices et auteurs présumés des attentats du 13 novembre se déroule globalement dans de bonnes conditions devant une juridiction pour civils, aux USA, le procès devant un tribunal militaire prend une autre tournure.
Après 15 années de détention dans la prison de Guantanamo, le principal accusé et ses avocats contestent les aveux extorqués en 2006 sous la torture à travers la technique contestée dite du « waterbording » qui consiste à mettre le détenu dans une situation de noyade.
20 années après les attentats du 11 septembre, le principal détenu n’est toujours pas jugé. Son procès cumule les reports lassant les victimes et les familles de victimes. Cette situation risque de durer encore des mois voire des années.
En France, la célérité avec laquelle, la section anti-terroriste puis le parquet national anti-terroriste appuyé des services enquêteurs montrent combien notre réponse aux actes terroristes ne souffrent d’aucune improvisation.
Driss Aït Youssef
J’étais l’invité cette semaine de Public Sénat pour évoquer le danger terroriste suite au retrait américain du nord de la Syrie. J’ai, à cette occasion rappelé que la menace dans notre Pays restait inchangée même avec le démantèlement de l’organisation terroriste, Daesh.
En effet, les djihadistes sur le point d’être renvoyés en France ainsi que la libération prochaine de quelques détenus condamnés pour terrorisme ou radicalisés constituent autant de dangers graves pour l’ordre et la sécurité publics.
C’est la raison pour laquelle, j’ai réaffirmé mon opposition au retour des combattants français sur notre territoire. La nécessité de nous concentrer sur nos détenus dans l’objectif de mieux les réinsérer doit être notre priorité. La compréhension du processus tendant à la radicalisation d’individus maitrisé pour être combattu sans, évidemment stigmatiser nos compatriotes de confession musulmane.
https://www.publicsenat.fr/emission/allons-plus-loin/allons-plus-loin-146437
J’ai livré mon opinion à Cnews s’agissant de la remise de plusieurs jihadistes français aux autorités irakiennes.
D’après moi, le France ne peut s’opposer, raisonnablement, à l’application de la peine de mort si ces individus étaient condamnés pour des crimes ou même pour leur appartenance à l’organisation terroriste pour peu qu’ils aient bénéficié d’un procès équitable avec les droits qui s’y rattachent. Par ailleurs, rien ne prouve à ce stade que ces individus aient commis un crime ou un délit visant des irakiens ou des institutions irakiennes.
En effet, La justice irakienne doit, prioritairement, gérer ses ressortissants – près de 20 000 – reconnus coupables pour leur lien avec l’Etat islamique.
Pour autant personne ne saurait se satisfaire de cette situation dans la mesure où ces individus se sont radicalisés sur notre territoire. Il appartient, par conséquent, à nos autorités de déployer davantage d’efforts pour anéantir cette idéologie qui a radicalisé plusieurs milliers de nos compatriotes. Nier cette évidence serait une grave erreur politique.
J’ai publié un article dans l’hebdomadaire Le Point au sujet des violences en milieu scolaire.
J’étais l’invité de France Info. L’émission, les Informés, s’intéresse à l’actualité du jour. J’ai pris position sur le Ouigo, le discours d’Edouard Philippe, l’armement des policiers municipaux et d’autres sujets encore. J’interviendrai, régulièrement, dans cette émission même si les sujets évoqués ne relèvent pas nécessairement de la sécurité intérieure. C’est l’occasion pour moi de sortir de tout sécuritaire.
J’étais l’invité hier soir de BFM TV pour évoquer la prise d’otages qui s’est, heureusement, bien terminée. J’ai profité de cette occasion pour rappeler combien les forces de sécurité y compris civiles ont progressé dans leur niveau de prise en charge de ces évènements.
Je salue les journalistes de BFM qui ont fait preuve d’un grand professionnalisme en gardant le secret de l’intervention de la BRI alors même que nous étions en direct.
Enfin, j’ai été heureux de retrouver mon jeune complice Guillaume Fardeavec qui je forme un vrai et beau duo…
En conclusion un heureux dénouement avec un beau plateau…que du bonheur !!!
Driss Aït Youssef sur la chaîne LCI
Revoir mon intervention sur la chaîne LCI au sujet de l’attentat des Champs Elysées.
https://www.youtube.com/watch?v=DqnKZNtjSKA&feature=youtu.be
J’ai été l’invité de la chaine LCI pour évoquer l’attentat d Berlin. J’en ai profité pour faire le point sur notre dispositif de sécurité intérieure.