Je suis intervenu dans Le Point sur une question qui divise : comment répondre à un mouvement où la grande majorité des personnes interpellées sont mineures ?
Voici ce que j’ai défendu :
→ Le recours aux armes de force intermédiaire doit rester exceptionnel, réservé aux cas de légitime défense. Face à des attroupements d’adolescents, le risque de blessure grave est trop élevé.
→ Un désordre matériel se répare, pas une blessure grave. Les bris se traitent par les assurances et par l’enquête. Un adolescent mutilé, non.
→ La désescalade est une stratégie, pas une faiblesse. Les écarts entre les consignes données aux préfets et la méthode appliquée à Paris montrent qu’une approche plus mesurée est possible.
→ Il faut du dialogue et de l’encadrement. Il n’y a pas de leader identifiable et ces jeunes n’ont pas de « culture de la manifestation ». Les élus locaux, les parents d’élèves et les rectorats ont un rôle à jouer pour ouvrir des espaces de discussion.
Je n’oublie pas que des policiers, des gendarmes et des personnels de l’Éducation nationale ont aussi été blessés, et que certaines violences sont réelles et graves. Raison de plus pour garder la mesure : la fermeté n’exclut pas le discernement.
📎 L’article complet : https://lnkd.in/gDw4eUud
Étiquette : violences urbaines
Ce matin, j’ai donné mon avis à Atlantico concernant les violences survenues en marge de la finale de la Ligue des Champions.
J’ai rappelé que malgré la mobilisation importante des forces de l’ordre — près de 22 000 en France, dont 8 000 à Paris — il était difficile de contenir les casseurs.
En effet, des groupes, qui n’ont rien à voir avec les supporters, se sont formés pour commettre des dégradations et des pillages.
La réponse de fermeté reste la meilleure approche, avec le souci constant de préserver les effectifs comme les innocents de blessures graves.
Les postures politiques qui s’expriment invariablement au lendemain de tels événements n’apportent rien. Elles se résument à des leçons d’après-match, aussi convenues qu’inutiles.
Après le drame survenu à Nanterre et les nuits de violences urbaines, j’étais l’invité de plusieurs médias en particulier C’dans l’air pour commenter la situation.
Il convient en premier lieu de relever que la police connait des problèmes devenus structurels. Les moyens débloqués par le ministre de l’Intérieur produiront leurs premiers effets dans quelques mois. Ils seront salutaires pour la profession comme pour les français.
Cela conduit dans la pratique à des comportements très graves. Dans le cas du décès du jeune Nahel, seule la justice judicaire est habilitée à dire si l’usage de l’arme lors du contrôle routier était réglementaire. Si non, elle appréciera les conditions de son utilisation et déterminera ensuite la peine la plus adaptée. Je fais confiance au tribunal ou à la cour pour rendre un jugement ou une décision conforme au droit en tenant compte des circonstances.
En attendant, un retour au calme est indispensable pour ouvrir le nécessaire débat de fond, loin des mots qui servent d’esquive ou d’invective.
En effet, une partie de notre jeunesse – sans excuser les exactions – se situe dans une dérive préoccupante. J’évoquais, sans concession déjà en 2018 dans une tribune au journal Le Point cette situation.
La crise du Covid a amplifié le décrochage de certains jeunes biberonnés par le consumérisme et la violence.
Il faudra beaucoup de moyens et de fermeté pour rétablir une situation normale.
https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/5019940-emission-du-samedi-1-juillet-2023.html
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J’étais l’invité, vendredi dernier, de BFM TV pour évoquer les violences du 1er novembre. Cette séquence met en exergue des violences commises par des adolescents et/ou de jeunes mineurs. La réforme de l’ordonnance de 1945 qui semble être la grande tarte à la crème du moment ne dissuadera pas les délinquants d’attaquer les policiers ou les enseignants étant entendu que les premières victimes des jeunes sont des jeunes.
J’ai indiqué à cette occasion la nécessité d’impliquer ou plutôt de responsabiliser les parents dans l’éducation de leur enfant et cela commence dès la primaire. Une effet, il n’est pas de la responsabilité des enseignants ou des policiers de faire l’éducation des enfants.
Ce sujet est très loin d’être épuisé.
https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/halloween-la-fete-degenere-22-1113850.html