Saint-Denis : sécurité locale entre convictions politiques et réalités de terrain
Dans une tribune publiée dans La Tribune Dimanche, j’analyse les premières décisions du maire de Saint-Denis–Pierrefitte, Bally Bagayoko (LFI), concernant la sécurité publique dans cette ville de près de 150 000 habitants.
Le maire semble vouloir engager plusieurs chantiers sur la sécurité :
• Le désarmement progressif de la police municipale (retrait des LBD et potentiellement des armes de catégorie B)
• Un moratoire sur le développement de la vidéoprotection (850 caméras)
Il y a par conséquent des risques concrets :
→ La fuite des effectifs policiers, qui choisissent leurs affectations en fonction des moyens de protection disponibles
→ L’affaiblissement de la coproduction de sécurité entre l’État et la collectivité
→ Un impact direct sur les enquêtes judiciaires, notamment liées aux trafics de stupéfiants
Cette tribune soulève une question structurelle qui dépasse Saint-Denis : comment concilier des engagements idéologiques forts avec les attentes concrètes des habitants en matière de sécurité quotidienne ?
Un débat qui concerne de nombreuses collectivités locales à l’heure où la délinquance reste en hausse persistante.