Je suis intervenu dans Le Point sur une question qui divise : comment répondre à un mouvement où la grande majorité des personnes interpellées sont mineures ?
Voici ce que j’ai défendu :
→ Le recours aux armes de force intermédiaire doit rester exceptionnel, réservé aux cas de légitime défense. Face à des attroupements d’adolescents, le risque de blessure grave est trop élevé.
→ Un désordre matériel se répare, pas une blessure grave. Les bris se traitent par les assurances et par l’enquête. Un adolescent mutilé, non.
→ La désescalade est une stratégie, pas une faiblesse. Les écarts entre les consignes données aux préfets et la méthode appliquée à Paris montrent qu’une approche plus mesurée est possible.
→ Il faut du dialogue et de l’encadrement. Il n’y a pas de leader identifiable et ces jeunes n’ont pas de « culture de la manifestation ». Les élus locaux, les parents d’élèves et les rectorats ont un rôle à jouer pour ouvrir des espaces de discussion.
Je n’oublie pas que des policiers, des gendarmes et des personnels de l’Éducation nationale ont aussi été blessés, et que certaines violences sont réelles et graves. Raison de plus pour garder la mesure : la fermeté n’exclut pas le discernement.
📎 L’article complet : https://lnkd.in/gDw4eUud
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Interrogé par Le Point sur le maintien de l’ordre face au mouvement lycéen.
Je suis intervenu dans Le Point sur une question qui divise : comment répondre à un mouvement où la grande majorité des personnes interpellées sont mineures ?