Lire mon article dans la Tribune sur les compétences en matière de sécurité

Le Ministère de l’Intérieur et la Mairie de Nice rejettent toute responsabilité dans la faille du dispositif de sécurité. Récemment encore, Bernard Cazeneuve annonçait le dépôt d’une plainte en diffamation contre une fonctionnaire de la commune. Malgré les apparences, cet imbroglio est plus juridique que politique. Pour comprendre cette situation, il parait nécessaire de décrypter la notion de compétence régalienne de sécurité par l’État, avant de transposer ces concepts à la réalité et à la lumière des normes récentes.

Historiquement, la sécurité a été établie comme un consensus entre le sujet et son souverain. Thomas Hobbes (1588-1679) théorisait sur la nécessité d’aliéner ses propres libertés pour obtenir d’une autorité supérieure sa sécurité. Cet échange revenait à accepter de l’État qu’il soit le seul détenteur de la force. C’est également la conception de Max Weber (1864-1920) pour qui l’État doit disposer du monopole de la violence légitime, mais c’est Jean Bodin (1530-1596) qui illustre le mieux la notion de souveraineté de l’État, comprise comme le pouvoir de faire la loi et de l’imposer sans le consentement des sujets.

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