La chasse aux chrétiens

Mes propos iront aux chrétiens d’Orient qui subissent, en ce moment, une répression indigne et ce dans l’indifférence de la communauté internationale celle là même qui a chassé des dictateurs considérés, aujourd’hui, comme des enfants de cœur face à des terroristes sanguinaires à la foi imaginaire.

C’est ainsi que l’Etat islamique, organisation terroriste dirigée par Abou Bakr al-Baghdadi, a lancé un ultimatum aux chrétiens d’Irak leur enjoignant de se convertir à l’Islam, régler une taxe spéciale ou quitter la ville sous peine d’être exécutés. Inutile de préciser que dans ces conditions, les chrétiens n’ont pas d’autres choix que de prendre leurs effets personnels et partir vers des destinations incertaines dans une région dominée par la guerre.

Par ces actes, les dirigeants terroristes autoproclamés ont mis fin à une présence vieille de plus 1 600 ans dans la région.

Déjà l’année dernière, des militants de l’organisation des frères musulmans avaient attaqué des commerces tenus par des Coptes en Egypte.

Les procédés semblent les mêmes en Irak et en Egypte : On marque la maison ou le commerce d’une croix ou d’une lettre pour mieux cibler et les intimider.

La situation dans la région est déplorable, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon a qualifié ces actes de crime contre l’Humanité.

Fait extraordinaire, c’est le sanguinaire Bachar El-Assad qui protège les minorités en particulier les chrétiens de Syrie.

Quelles sont les options de la communauté internationale ?

Pas beaucoup, le déploiement d’une force d’interposition semble exclu selon les gouvernements européens et américains. La méditation avec ces groupes terroristes signifierait un aveu de faiblesse et donc d’échec dans leur approche. Il ne reste que l’appui militaire au gouvernement irakien déjà très affaiblit par une autorité contestée un peu partout en Irak. Les Etats-Unis envisagent, seulement, de s’engager aux cotés des forces militaires irakiennes notamment par un appui aérien ou la formation des soldats.

Pour conclure, la situation dans la région est désespérée. Elle appelle des gouvernements occidentaux une autre approche basée sur la stabilité et le pragmatisme en impliquant certains régimes (l’Iran, la Turquie, l’Arabie Saoudite, la Jordanie…).

Je vous livre, pour finir, l’article très intéressant d’un journaliste tunisien.

Bonne lecture.

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